Zurich : Une officier municipale condamnée pour fuites de données judiciaires

Une agent de la police de Zürich a été licenciée et condamnée à 150 jours d’amende avec sursis, ainsi qu’à 3 800 francs de pénalité, après avoir consulté répétitivement des bases de données policières pour des fins personnelles. L’affaire, qui remonte à 2022, a conduit à l’identification d’un homme condamné pour viols répétés et trafic de stupéfiants.

Selon les enquêteurs, cette officier avait relevé une plaque d’immatriculation dans un parking pour localiser une femme fréquentant son ancien compagnon avant de transmettre sa photo d’identité via WhatsApp. Des recherches similaires ont également concerné des proches et amis de l’agent.

Le cas le plus grave implique un homme âgé de 35 ans, déjà condamné à 34 mois de prison pour viols répétés. L’officier a non seulement consulté son dossier judiciaire mais lui a également laissé son téléphone professionnel déverrouillé. Ces actions ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à elle en mars 2025.

L’affaire survient alors que le gouvernement suisse prépare un élargissement des accès aux données policières entre les cantons, suite à une consultation ouverte en février 2026 sur la loi sur les systèmes d’information de police (LSIP). Ce projet, destiné à créer une plateforme nationale pour l’échange de données, suscite des critiques quant aux risques d’abus et de centralisation.

Des cas analogues ont été constatés en Europe : un major de l’Ofast en France a été jugé en mars 2025 pour avoir transmis des informations à un trafiquant de stupéfiants, tandis qu’en Grande-Bretagne, une ancienne policier a reçu une peine de vingt mois de prison avec sursis après avoir divulgué des données sensibles.

Les chiffres de l’OCDE révèlent que près de 88 % des femmes et 87,7 % des hommes en Suisse font confiance à la police. Cependant, ces résultats sont menacés par les récentes affaires qui soulignent la fragilité du système de protection des données judiciaires.

Une agent de la police de Zürich a été licenciée et condamnée à 150 jours d’amende avec sursis, ainsi qu’à 3 800 francs de pénalité, après avoir consulté répétitivement des bases de données policières pour des fins personnelles. L’affaire, qui remonte à 2022, a conduit à l’identification d’un homme condamné pour viols répétés et trafic…