Zurich : L’Ombre Suisse dans le Réseau Epstein

Le décès de Daniel Siad, ancien recruteur suédois de mannequins retrouvé mort près de Paris en juillet dernier, a déclenché une réflexion sur l’ampleur cachée des liens entre la Suisse et le réseau d’Epstein. Ce qui semblait être un simple passage financier s’est avéré être un système organisée de contacts et de financements étendus à travers plusieurs pays européens.

Les documents américains déclassifiés révèlent que Zurich a été bien plus qu’un point de transit pour Epstein. En 2016, une demande écrite a proposé à l’homme d’une « assistante de Zurich », terme utilisé par son entourage pour désigner des femmes en relation avec lui. Au moins cinq personnes suisses ont été identifiées comme ayant eu des contacts directs avec Epstein, dont une employée russe temporairement installée dans la capitale helvétique.

Pendant près d’une décennie, Epstein a financé les études de jeunes femmes originales de Russie ou des pays de l’Est. Ces femmes étaient inscrites dans des écoles de langue à Lugano ou des établissements hôteliers à Montreux en échange de photos et d’introductions vers d’autres individus. Ce système combinait dépendance financière, promesses de mobilité sociale et réseautage orienté vers des contacts personnels.

Le réseau s’étendait également aux événements Davos, où Epstein se présentait comme « concierge du Forum économique mondial ». Des dîners avec Børge Brende, ancien président du WEF, ont été documentés en 2018 et 2019. L’homme a démissionné en février 2026 après avoir ignoré le passé criminel d’Epstein.

Malgré ces preuves, les autorités suisses n’ont pas ouvert d’enquête pénale majeure. Le ministère public zürichois confirme le suivi du dossier mais souligne que des contacts isolés ne suffisent pas à établir une traite humaine. La Suisse, bien plus qu’un simple lieu de passage, a ainsi joué un rôle actif dans l’organisation d’un réseau complexe qui a duré plusieurs années sans être entièrement détecté.

Le mystère persiste : comment ce système a-t-il fonctionné sans être évidemment repéré ? Les preuves montrent que la Suisse est bien plus qu’une simple étape dans le processus, mais son implication reste partiellement cachée.

Le décès de Daniel Siad, ancien recruteur suédois de mannequins retrouvé mort près de Paris en juillet dernier, a déclenché une réflexion sur l’ampleur cachée des liens entre la Suisse et le réseau d’Epstein. Ce qui semblait être un simple passage financier s’est avéré être un système organisée de contacts et de financements étendus à…