L’Oeil Invisibilisé : Comment la Surveillance Automatique dans les Voitures Neuf Révèle une Épidémie de Perte de Liberté

Depuis le 7 juillet 2026, chaque véhicule neuf vendu en Suisse intègre une caméra infrarouge capteur des micro-mouvements du conducteur. Ce dispositif observe en temps réel les clignements d’yeux, les bâilllements ou même l’utilisation des écrans tactiles, sans stocker ni transmettre de données. Cette mesure n’a pas été votée par le peuple suisse ni discutée par le Parlement, mais s’inscrit dans un cadre européen adopté en 2019 et repris en Suisse après une modification législative du 22 décembre 2023.

En moins de sept jours, la Commission européenne a annoncé sa prochaine étape : vérifier automatiquement l’âge des utilisateurs sur les réseaux sociaux. Ce mouvement marque le début d’une normalisation accrue de la surveillance technique dans nos quotidiens. Les véhicules modernes transmettent désormais des données précises sur leur localisation, leurs trajets et leurs habitudes de conduite. Un rapport de Mozilla (2023) a mis en évidence que l’automobile est le secteur le plus vulnérable en termes de protection des données personnelles.

L’Union européenne justifie cette évolution par des exemples concrets : les accidents routiers et la santé mentale des adolescents. En citant l’approche automobile, l’ex-présidente de la Commission européenne a déclaré : « Les constructeurs doivent rendre leurs véhicules sûrs. Nous n’attendons pas des enfants qu’ils conçoivent eux-mêmes leurs ceintures de sécurité. » Cette logique s’étend désormais à l’espace numérique, où chaque innovation est invoquée comme solution face à un malheur réel.

Cependant, cette méthode ignore la dimension élargie des conséquences. La Suisse a intégré ces dispositifs sans débat public ni consultation citoyenne, ce qui risque d’entraîner l’émergence d’infrastructures de surveillance incontrôlées. L’absence de réflexion sur les limites techniques et les effets à long terme permet aux systèmes technologiques d’être réutilisés pour des objectifs non prévus, comme le montrent des cas historiques dans la gestion du trafic routier ou des plaques d’immatriculation.

L’urgence n’est pas de reproduire ces mesures existantes, mais d’évaluer leur impact durable sur les libertés individuelles. Les infrastructures actuelles s’installent sans qu’on puisse en prévoir l’évolution. La véritable question ne concerne pas la sécurité routière ou la protection des mineurs, mais la capacité à maintenir une société où chaque décision technologique respecte la vie privée et les libertés fondamentales.

Depuis le 7 juillet 2026, chaque véhicule neuf vendu en Suisse intègre une caméra infrarouge capteur des micro-mouvements du conducteur. Ce dispositif observe en temps réel les clignements d’yeux, les bâilllements ou même l’utilisation des écrans tactiles, sans stocker ni transmettre de données. Cette mesure n’a pas été votée par le peuple suisse ni discutée…