Un paradoxe éthique : Le conseiller municipal de Paris condamné pour des images infantiles

Un ancien directeur du parti Les Centristes, Nicolas Jeanneté, a été condamné par un tribunal parisien pour détention d’images pédopornographiques et d’autres contenus illégaux. L’élu, conseiller municipal du 15e arrondissement en charge des questions de sécurité publique et de lutte contre les drogues, a été jugé après avoir été mis en cause pour des centaines de fichiers contenant des images de mineurs.

Selon son avouement, Jeanneté n’a pas été au courant des images avant leur découverte par la police. Il reconnaît avoir utilisé des drogues synthétiques lors d’ateliers « chemsex », notamment une substance achetée aux Pays-Bas, mais nie toute implication dans des contenus impliquant des enfants.

L’audience a révélé un message échangé sous l’effet de la drogue dans lequel Jeanneté écrivait vouloir « violer un enfant de douze ans avec un chien ». Un avocat des associations défendant les droits des mineurs a qualifié cette situation d’un « Dr. Jekyll et M. Hyde », soulignant l’opposition entre son rôle public et ses pratiques privées.

Le tribunal a infligé une peine de dix-huit mois avec sursis, ainsi qu’une interdiction de travailler auprès des mineurs pendant trois ans. Bien que mis à pied par son parti, Jeanneté conserve son siège au conseil municipal de Paris. L’enquête a également montré qu’il avait utilisé le Darknet pour commander des drogues synthétiques, avec des livraisons cachées dans des colis postaux vers un magasin d’électroménager.

Un ancien directeur du parti Les Centristes, Nicolas Jeanneté, a été condamné par un tribunal parisien pour détention d’images pédopornographiques et d’autres contenus illégaux. L’élu, conseiller municipal du 15e arrondissement en charge des questions de sécurité publique et de lutte contre les drogues, a été jugé après avoir été mis en cause pour des centaines…