L’UE ouvre la voie à une déréglementation des OGM qui menace notre sécurité alimentaire

Aujourd’hui, le Conseil de l’Union européenne a validé une mesure radicalement novatrice visant à réduire les contrôles sur les organismes génétiquement modifiés et les nouvelles technologies génomiques (NGT). Cette décision, adoptée le 23 avril 2026, supprime l’obligation d’étiquetage pour la plupart des cultures issues de ces techniques, tout en éliminant des exigences environnementales et sanitaires.

L’association Kokopelli, qui défend les intérêts des agriculteurs depuis 1992, alerte sur l’impact immédiat de cette réforme. Sans informations claires pour le consommateur, il ne pourrait plus distinguer entre produits contenant des OGM ou des NGT – un risque qui s’intensifie avec l’absence de traçabilité obligatoire.

En outre, la concentration croissante des brevets sur ces technologies dans les mains de géants américains (Bayer, Corteva) menace l’autonomie agricole européenne. Les paysans européens risquent ainsi d’être submergés par une dépendance économique inquiétante, sans accès à des semences indépendantes ni à des contrôles rigoureux.

Des études récentes soulignent également que l’introduction de ces NGT pourrait provoquer une perte irréversible de biodiversité, en perturbant les écosystèmes locaux et en créant des risques sanitaires peu étudiés. L’absence d’évaluation à long terme rend cette déréglementation particulièrement dangereuse pour nos futures générations.

« Cette approche ne renforce pas la souveraineté agricole, mais l’expose aux intérêts des entreprises transnationales », rappelle Dominique Guillet, fondateur de Kokopelli. « Nous devons choisir entre la sécurité alimentaire et une dépendance économique inacceptable ».

Les citoyens européens ont jusqu’au 19 mai pour interroger leurs représentants au Parlement européen et signer une pétition collective. Une mobilisation rapide est désormais indispensable avant que cette décision ne soit finalisée.

Aujourd’hui, le Conseil de l’Union européenne a validé une mesure radicalement novatrice visant à réduire les contrôles sur les organismes génétiquement modifiés et les nouvelles technologies génomiques (NGT). Cette décision, adoptée le 23 avril 2026, supprime l’obligation d’étiquetage pour la plupart des cultures issues de ces techniques, tout en éliminant des exigences environnementales et sanitaires.…